
La France arrêtera sa position sur Infantino avant l’élection présidentielle de la FIFA
Philippe Diallo réunira le comité exécutif de la FFF le 10 septembre afin de définir la position de la France sur une éventuelle réélection de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA.
Le président de la Fédération française de football, Philippe Diallo, réunira le comité exécutif de l’organisation le 10 septembre afin de déterminer la position officielle de la France sur une éventuelle réélection de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA. Cette réunion transformera l’opposition personnelle de Diallo à un nouveau mandat d’Infantino en une décision prise au nom de la fédération, après consultation de son instance dirigeante.
Diallo a clairement fait savoir qu’il ne souhaitait pas voir Infantino rester en fonction, mais il a refusé d’annoncer une position au nom de la FFF sans consulter au préalable son comité exécutif. La décision passera donc par les structures officielles de la fédération, et non par le président seul. La France communiquera son choix après la réunion.
La question a gagné en urgence à la suite d’un différend plus large sur la manière dont la FIFA prend les décisions importantes. Diallo estime que les fédérations nationales ne devraient pas découvrir des évolutions majeures par l’intermédiaire des médias ni être contraintes d’accepter des décisions sans avoir été consultées ou associées. Il souhaite que la crise actuelle débouche sur des réformes plus profondes de la gouvernance du football mondial.
L’élément déclencheur a été le projet de la FIFA de transférer à des investisseurs privés une partie des droits liés à la Coupe du monde. Les tensions se sont intensifiées autour de cette proposition à la fin du mois de juillet. Diallo a déclaré avoir été parmi les premiers à s’y opposer avant de participer aux discussions menées par l’UEFA avec les fédérations européennes. La FIFA a finalement retiré le projet, un résultat que Diallo considère comme une victoire de ses opposants.
Cet épisode a influencé la position du président français sur la question de la direction de la FIFA. Son objection concerne non seulement la structure commerciale proposée, mais aussi le processus plus large par lequel les décisions sont présentées aux fédérations. Diallo souhaite désormais que la France profite de ce moment pour réclamer une consultation accrue lors de la prise des décisions les plus importantes du football mondial.
Diallo se trouvait à Monaco pour des réunions avec les dirigeants de l’UEFA pendant que la réponse européenne était débattue. Il est membre du comité exécutif de l’UEFA, ce qui le place directement au cœur des délibérations de l’organisation. Plusieurs fédérations européennes ainsi que le président de l’UEFA, Aleksander Čeferin, se sont déjà prononcés contre un nouveau mandat d’Infantino. L’Italie a également déclaré son opposition le 26 août, en invoquant les initiatives récentes promues par le président de la FIFA.
Le mouvement européen devait prendre davantage d’ampleur autour du tirage au sort de la Ligue des champions, le 27 août. Les responsables de l’UEFA devaient profiter de ce rassemblement pour coordonner leur stratégie contre Infantino. L’UEFA devait également annoncer la fin de son boycott des compétitions de la FIFA afin que la Coupe du monde féminine U-20 puisse se dérouler normalement. Ce changement concernant cette compétition ne modifie pas le désaccord plus large sur la direction d’Infantino.
La décision de la France interviendra bien avant l’élection présidentielle de la FIFA, prévue le 18 mars 2027. Diallo a décrit ce calendrier comme ne créant aucune pression immédiate pour annoncer une position, mais il a également déclaré que le moment exigeait désormais des choix clairs. La réunion du 10 septembre constituera donc à la fois une décision sur l’élection et une déclaration sur la manière dont la FFF souhaite que le football international soit gouverné.
La prochaine étape sera la réunion du comité exécutif. Jusqu’à cette séance, la FFF n’a aucune position officielle en faveur ou contre la réélection d’Infantino, même si son président a déclaré son opposition personnelle. Une fois le comité réuni, la France devrait rendre sa position publique, ajoutant le poids de l’une des principales fédérations de football d’Europe au débat sur la future direction de la FIFA et sur son processus décisionnel.
Source : Foot Mercato



