
Le sport amateur confronté à une hausse des violences contre les arbitres
Les arbitres amateurs français font face aux insultes et aux agressions, tandis que des sanctions renforcées et des mesures de sécurité cherchent à endiguer la violence.
Les violences envers les arbitres poussent le sport amateur français à associer prévention et mesures de protection renforcées. Dans le football, le basketball et d’autres sports collectifs, les officiels sont confrontés aux insultes, aux menaces et aux agressions physiques. Récemment, un jeune arbitre de Seine-et-Marne a été frappé au visage, tandis qu’un officiel alsacien avait dû être hospitalisé l’an dernier après avoir subi plusieurs fractures faciales. Dans une autre affaire, des menaces de mort ont conduit les arbitres d’un district à faire grève, entraînant le report de 800 matchs.
Le danger ne se limite pas au football. Loucas, arbitre de basketball âgé de 22 ans, a raconté avoir été pris pour cible lors d’un derby décisif pour le maintien en National 3, il y a deux ans. Après que son collègue a été insulté et que l’entraîneur a été disqualifié, ce dernier est entré sur le terrain, a menacé les deux officiels et semblait prêt à les agresser. Loucas s’est enfui à la fin du match. Une enquête a révélé que 85 % des personnes interrogées estiment qu’arbitrer les sports collectifs est devenu plus difficile, tandis que la pression liée aux résultats, les parents, la mauvaise connaissance des règles et les tensions sociales plus larges figurent parmi les causes citées.
La prévention sera au programme des Journées de l’arbitrage, du 6 au 15 octobre, avec notamment des interventions dans les écoles menées par des officiels du football, du handball, du basketball et du rugby. Le renforcement des sanctions recueille également un soutien croissant : 76 % des personnes interrogées le jugent efficace, et 84 % estiment que la reconnaissance des arbitres contribue à protéger le sport. Le directeur de l’arbitrage du football, Antony Gautier, défend une approche de tolérance zéro, pouvant inclure des suspensions à vie pour les licenciés qui agressent violemment un officiel et lui causent une incapacité de travail. En Savoie, des cartons blancs et bleus, ainsi que des caméras-piétons, sont testés afin d’apaiser les matchs et d’améliorer la sécurité des arbitres.
Source : RMC Sport · Football



