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Le Stade Olembé face à des retombées de 50 milliards de FCFA après la décision concernant le Cameroun
Photo : Camfoot

Le Stade Olembé face à des retombées de 50 milliards de FCFA après la décision concernant le Cameroun

Le Cameroun doit faire face à une sentence arbitrale de 50 milliards de FCFA concernant le Stade Olembé, tandis qu’une demande d’annulation offre des possibilités de recours limitées.

Le Cameroun fait désormais face à un lourd fardeau financier et réputationnel lié au Stade Olembé, après qu’un tribunal arbitral international a statué contre l’État dans son différend avec le groupe italien Piccini. La décision relance l’examen de la gestion et de l’héritage de l’un des principaux stades de football du pays, tandis que le recours prévu par Yaoundé offre une marge limitée pour rouvrir le dossier.

Le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements a ordonné au Cameroun de verser un peu plus de 50 milliards de FCFA, près de sept ans après l’éviction de Piccini du projet en 2019. Le tribunal a conclu que l’entreprise avait été expropriée illégalement et privée d’un traitement juste et équitable. Environ 17 milliards de FCFA couvrent les pertes matérielles, notamment les équipements laissés dans le stade, tandis que 35 milliards de FCFA correspondent aux frais juridiques accumulés pendant le différend.

Les autorités camerounaises comptent demander l’annulation de la sentence auprès de la même institution et pourraient engager d’autres démarches. Toutefois, la Convention de Washington ne prévoit pas d’appel classique sur le fond d’une décision. Les procédures disponibles se limitent à des questions telles que la correction d’erreurs, la clarification de la sentence, le réexamen à la lumière d’un fait nouveau déterminant ou l’annulation pour de graves manquements procéduraux.

Le Stade Olembé a été inauguré pour la Coupe d’Afrique des Nations 2021, a accueilli des matches pendant le tournoi et reste un stade de l’équipe nationale du Cameroun. La décision ajoute un coûteux chapitre juridique à son histoire et souligne les risques liés à la planification, à la passation des marchés et au contrôle des grands projets d’infrastructures footballistiques.

Source : Camfoot