
France - Italie : les Bleus de Zidane jouent la tête de la Ligue des nations
La France est en tête de son groupe de Ligue des nations avec six points en deux matches, mais l’Italie arrive après une victoire en Turquie et considère cette rencontre comme son plus grand test.
La France retrouve le Stade de France vendredi pour affronter l’Italie en Ligue des nations de l’UEFA, avec des visiteurs qui abordent cette rencontre avec prudence. Le match est la troisième affiche d’une longue trêve internationale et débutera à 20:45. La France compte six points en deux matches et domine son groupe, tandis que l’Italie arrive après une victoire 4-1 en Turquie. Ce résultat n’a pas dissipé les inquiétudes entourant une rencontre face à une équipe de France considérée comme la plus forte.
Le bilan récent renforce la prudence de l’Italie. La Squadra Azzurra n’a remporté qu’une seule des cinq dernières confrontations entre les deux pays. Le rapport de forces a davantage évolué ces dernières années, la France continuant de s’appuyer sur des joueurs confirmés dans les grands clubs européens, tandis que l’Italie tente de retrouver une certaine stabilité. Les analyses italiennes décrivent cette opposition comme un duel entre une jeune équipe encore en quête de régularité et une France qui reste très cotée, même sans Kylian Mbappe.
Le sélectionneur italien Roberto Mancini a clairement souligné la différence lors de ses déclarations d’avant-match. « La France est l’une des meilleures équipes du monde, une équipe extraordinaire », a-t-il déclaré. « Elle possède une abondance de grands joueurs. Il y a Dembélé, Doué, Olise… nous essaierons de nous en sortir du mieux possible. » Mancini a ajouté que la France était « largement en avance » sur l’Italie dans le football actuel, tout en affirmant que son équipe voulait faire bonne impression et tenter de gagner. Il a également plaisanté en disant qu’il faudrait que tous les joueurs français tombent malades pour que l’équipe devienne moins dangereuse.
Alessandro Bastoni a une raison plus personnelle de se souvenir de l’attaque française. Le défenseur de l’Inter Milan faisait partie de l’équipe battue 5-0 par Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des champions 2025, lorsque Ousmane Dembélé et Désiré Doué figuraient parmi les joueurs qui avaient posé d’énormes problèmes à l’Italie. « Je suis la dernière personne à qui il faut demander comment jouer contre Dembélé », a déclaré Bastoni. « Tout ce qui concerne cette finale contre le PSG m’a marqué. C’était notre pire jour et le leur. » Il a ajouté que l’Italie allait affronter deux des cinq meilleurs joueurs du monde et qu’elle aurait besoin d’une grande performance collective.
La défaite 5-0 fait donc partie de la préparation de cette rencontre internationale, même si la France et le PSG sont deux équipes différentes. Les propos de Bastoni ont montré que ce souvenir reste vif au sein du groupe italien. Il n’a pas insisté sur une solution individuelle, mais sur la nécessité pour l’Italie de défendre collectivement face à des joueurs dont les déplacements et la qualité peuvent rapidement changer le cours d’un match.
Zinédine Zidane a rejeté l’idée que la France dépendrait d’une seule star. En l’absence de Mbappe, le sélectionneur a mis en avant la profondeur de son effectif et affirmé qu’il n’existait pas d’équipes de France A, B ou C. Chaque joueur, a-t-il expliqué, devait être prêt, tandis que la sélection déterminerait la manière d’utiliser les qualités disponibles. Le groupe français a également insisté sur l’importance de jouer ensemble plutôt que de s’en remettre à un, deux ou trois joueurs.
Dembélé a déclaré que l’équipe voulait prendre du plaisir et exploiter sa qualité technique. Il a également estimé qu’il n’était pas nécessaire de parler de revanche avant le match, malgré l’attention portée à la récente finale du PSG. « Il y a une envie incroyable, mais il reste concentré sur ce qu’il doit faire et sur ce qu’il dit à l’équipe », a déclaré Dembélé. La France bénéficiera également du retour au Stade de France, un détail qui donne une importance supplémentaire à une rencontre que les deux équipes considèrent comme particulière en raison de leur histoire.
Le lien de Zidane avec la France et l’Italie ajoute une autre dimension au match. Il a évoqué son premier souvenir international, un match contre l’Espagne disputé le 31 janvier 1998 dans des conditions glaciales. Il a également parlé de la Coupe du monde 2006, à une époque où il ne s’attendait pas à devenir entraîneur et pensait que sa carrière de joueur touchait à sa fin. Il a décrit son retour à la tête de la France comme une opportunité et expliqué qu’il s’était préparé à diriger de nouveau l’équipe nationale. Ses premières années à la Juventus restent partie intégrante de sa relation avec le football italien, même s’il dirige désormais la France contre la Squadra Azzurra.
Le sélectionneur a également insisté sur la clarté des rôles. Interrogé sur la polyvalence de Doué, Zidane a déclaré qu’il n’appréciait pas particulièrement cette étiquette et qu’il souhaitait que le joueur s’exprime à son meilleur poste. Il a reconnu que Doué pouvait évoluer à deux ou trois positions, mais le principe restait d’utiliser les joueurs là où ils peuvent s’exprimer le plus naturellement. Un autre joueur français a expliqué que Zidane lui avait donné la liberté de décrocher et d’aider le milieu de terrain à construire les attaques, illustrant l’équilibre entre structure et mobilité que la France veut afficher.
Pour l’Italie, ce match constitue une mesure de ses progrès et pas seulement une nouvelle rencontre de groupe. Sa victoire 4-1 en Turquie a offert un début positif à la trêve, mais le défi français est considéré comme un examen d’un tout autre niveau. Selon l’analyse italienne dominante, la Squadra Azzurra n’est plus considérée comme l’égale naturelle de la France dans le groupe actuel, et ce statut accroît la pression sur les visiteurs, qui doivent montrer ce que leur processus de reconstruction peut produire.
La France aborde le match avec une position plus favorable au classement et un meilleur bilan récent dans les confrontations directes. Zidane a déclaré que son équipe s’était bien préparée pour son troisième match et ne comptait aucune inquiétude particulière concernant les blessures, tandis que les joueurs ont souligné l’importance de l’ensemble du groupe. L’Italie a reconnu l’écart, mais entend tout de même rivaliser. Le résultat influencera la suite du groupe de la Ligue des nations et offrira à l’Italie un test direct pour mesurer sa capacité à se rapprocher d’une équipe de France qui a déjà pris six points sur six.
Source : Foot Mercato



